Le sujet est smart sur Ré. C’est celui des parcelles acquises par des particuliers, dans les années 1960 et 1970 pour la plupart, que la puissance publique cherche à reprendre pour les rendre à la nature après travaux, parfois, de démolition. Sur certaines, des murets ont en effet été construits, des portails et grillages installés, des habitations d’été construites, y compris en sous-sol (des taupinières).

En 2017, une maison semi-enterrée d’environ 80 mètres carrés avait été détruite. Elle datait de 1962, soit un quart de siècle avant la loi Littoral.
Archives Pascal Couillaud
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Reprendre le contrôle de ces microparcelles (plus de 300 au Défend) dans l’intérêt de la faune et de la flore fait partie des missions du Conservatoire du littoral. Un chantier de longue haleine lorsqu’il s’agit de convaincre de vendre la myriade de propriétaires (parfois inconnus). Pour « la conservation et la mise en valeur de l’espace naturel du Défend », la construction a donc décidé en 2025, année de ses 50 ans, d’enclencher une procédure de demande de déclaration d’utilité publique qui permettra, au besoin, de procéder à des expropriations.